La Route froide de Thibault Vermot et Alex W. Inker

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La Route froide de Thibault Vermot et Alex W. Inker

Résumé éditeur :

Ce matin, Jonah se réveille seul chez lui ; ses parents sont partis chercher des plumes d’oie pour fourrer des oreillers. Qui a besoin de plumes d’oie en 2018 ? Il faut dire que Papa et Maman ont lâché leur job en Californie et sont partis à l’autre bout du monde, dans le Yukon. Mais Jonah en a assez de vivre dans une pièce de 30m² ; aussi ce matin-là décide-t-il de partir en reconnaissance dans la forêt. Il fait un temps de morse, un froid à couper la peau ; mais Jonah a pris toutes les précautions nécessaires. Il suit la piste fine comme un cheveu dans l’immensité blanche…
Peut-être bien que le vieux Stegner avait raison. Peut-être bien que Jonah aurait dû rester à distance de cet endroit.

 

Lorsque j'ai vu la très belle couverture et les magnifiques illustrations, il n'y avait aucun doute : je devais lire ce roman qui, par son résumé, rappelait ceux de Jack London.

 

Le fait est que ce texte peut donner envie aux jeunes lecteurs d'aller fureter dans les oeuvres du grand romancier américain. On suit en effet le héros, Jonah, dans de grandes étendues blanches. On vit avec lui ses belles découvertes mais aussi ses peurs. On comprend vite que sa balade en solitaire ne va pas être de tout repos. 

 

Mais... car il y a forcément un ou plusieurs mais... on finit par se perdre avec le personnage dans ce désert blanc. Que souhaite montrer l'auteur ? Ses messages sont certainement clairs mais j'ai peur que le jeune public, à tort, passe à côté de ce texte.

 

Le rythme, de plus en plus lent, finit par lasser. Quel est le sens de cette errance qui me semble perdre au fil des pages de son intérêt ? Faut-il comprendre que la trop grande confiance en soi peut conduire à sa perte ? Faut-il faire confiance aux natifs et suivre leurs conseils avant de se croire en terrain conquis ? Faut-il y voir une initiation qui montre que face à l'adversité de la nature, même un adolescent inexpérimenté trouve les ressources pour survivre ? Rejeté non pas par la baleine biblique (Jonah est proche de Jonas) mais propulsé dans un monde hostile et inconnu, Jonah va-t-il retirer quelque chose de cette odyssée ?

 

Tous ces questionnements sont présents dans ce roman et concourent à une bonne idée de départ. Ce qui me dérange c'est l'ambiance délétère qui s'installe peu à peu et je ne suis pas sûre qu'un lecteur adolescent fasse l'effort de mener sa lecture jusqu'à son terme. A vouloir mimer l'état d'esprit, la lenteur, l'épuisement, la souffrance du personnage au fil des kilomètres, on fatigue le lecteur.

 

 Le choix d'une voix intérieure qui évolue aux côtés du héros accentue cette ambiance confuse et me paraît un choix quelque peu malheureux. Elle contribue à cette lassitude qui nous accompagne. Et la fin du roman est trop rapide à mon goût, assez expédiée et pas toujours très crédible.

 

Il se peut que je sois passée à côté de ce roman prometteur mais c'est mon ressenti du moment. Je devrais peut-être le relire pour nuancer mes propos. C'est ce que je ferai bientôt mais, pour l'instant, je vais profiter des vacances pour retourner dans le Yorkshire, auprès des détectives de Julia Chapman. Il faut que je sois prête pour la sortie du tome 6 !

 

Ce sera bientôt fait. J'ai dévoré le tome 4 et il me reste une centaine de pages du tome 5.

 

La Route froide de Thibault Vermot et Alex W. Inker
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